Trang:Đại Nam quấc âm tự vị 1.pdf/4

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PRÉFACE

En quoi différe un Tự-vị d’un tự-điển ?

Pour quelles raisons avons-nous adopté le titre de Tự-vị ?

Et pourquoi, notre dictionnaire faisant une si large place aux caractères chinois, l’avons-nous intitulé Tự-vị-quấc-âm ?

Autant de questions que l’on ne manquera pas de poser.

Ce qui distingue un Tự-điển d’un Tự-vị, c’est que le premier est un dictionnaire détaillé, tandis que le second n’est qu’on vocabulaire.

Dans un Tự-điển, chaque caractère, chaque ton est suivi d’exemples tirés de textes classiques et des divers monuments littéraires ; les ouvrages et les auteurs auxquels on fait des emprunts sont cités ; les différents sens attribués aux caractère ne s’écartent pas de ceux qu’ils ont dans les livres canoniques et dans les annales qui font autorité.

Un Tự-vị, au contraire, renferme bien les caractères avec leurs tons, mais ne donne de chacun d’eux qu’une explication succincte sans exemples à l’appui.

Notre dictionnaire pourrait être considéré comme un Tự-điển, en ce sens qu’il comporte d’amples développements, qu’il donne les proverbes et cite en exemple des phrases extraites de poëmes de valeur tels que le Ca-trù, le Chinh-phụ-ngâm, le Kim-vân-kiều, etc., mais nous devons dire que ces poëmes ne sont pas des livres canoniques et no peuvent être mis qu’au rang des contes, romans et légendes.

C’est pour cette seule raison que, malgré l’abondance des détails qu’il renferme, nous n’avons pas osé mettre notre ouvrage en paralléle avec les dictionnaires chinois et l’appeler Tự-điển.

Les annales nous apprennent qu’à l’origine, le royaume d’Annam était désigné sous le nom de Giao-chỉ, que sa position au sud de la Chine lui valût le nom de Nam, et que, dans les temps antérieurs aux dix-huit rois Hùng-vương, les Giao-chỉ, habitaient encore les territoires de Phiêng-ngung, Quế-lâm et Tượng-quận situés dans les provinces de Canton et de Quang-si.

Il est probable les Giao-chỉ avaient des signes représentatifs de leur langue ; mais incorporés pendant de longs siècles á la Chine, administrés par des mandarins chinois, contraints d’adopter la