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TRADUCTION DE LA PRÉFACE PRÉCÉDENTE

Ce poème « L’odalisque mécontente » a pour auteur un Marquis de Ôn-như[1] qui aurait vécu vers la fin de la dynastie des Lê. Il est probable que ce dignitaire, doué d’un esprit pénétrant et lucide, d’une intelligence souple et avisée, fut d’abord pris en affection par le souverain et pourvu des plus hauts emplois. Mais le prince, assez enclin à écouter les uns et les autres, se serait lassé ensuite du marquis, qu’il aurait fini par écarter.

Evoquant dans sa disgrâce les siècles écoulés de l’antiquité chinoise, le poète courtisan découvrit qu’une jeune odalisque[2], dont les talents et les vertus étaient alliés à une beauté accomplie, avait eu un sort aussi malheureux que le sien: Il résolut de tirer parti de cette similitude de situations et y puisa le sujet de cette élégie. Bien que les paroles soient empreintes de tristesse et d’amertume, le sens en est élevé, il y est fait preuve d’une vaste érudition, les allusions aux livres anciens y abondent. En vérité, c’est un poème fort attachant, qui mérite d’être lu.

Tel est l’objet de cette préface

NORDEMANN


  1. On ne connaît de lui que ce titre, on ignore son nom.
  2. On n’en donne également que le rang, sans la nommer.